Comment faire une déclaration sacd pour une pièce de théâtre en 2026 ?

Découvrez comment faire une déclaration SACD pour votre pièce de théâtre en 2026, étape par étape, pour protéger vos droits d'auteur efficacement.

Comment faire une déclaration sacd pour une pièce de théâtre en 2026 ?

En bref

  • Déclaration SACD et demande d’autorisation ne sont pas la même chose : l’une identifie l’œuvre théâtrale, l’autre encadre sa représentation.
  • Les formalités SACD se font désormais en ligne via l’Espace personnel, avec des pièces à joindre selon le cas (contrats, cessions, éléments d’adaptation).
  • La demande d’autorisation est à anticiper : au moins un mois avant la première, et jusqu’à 6 mois en présence de co-auteurs ou d’emprunts à des œuvres préexistantes.
  • Le bon remplissage du partage des droits conditionne le versement des droits d’auteur à chaque coauteur.
  • La déclaration sert aussi à la protection des œuvres et au suivi des exploitations, en France et à l’international.
  • Le dépôt légal n’est pas la déclaration SACD : il complète une stratégie de traçabilité, sans remplacer l’autorisation de représenter.

Une salle municipale réservée depuis des mois, des affiches prêtes à imprimer, une troupe qui répète tard le soir : la dernière ligne droite d’une pièce de théâtre a souvent des airs de sprint. C’est précisément là que la question SACD surgit, parfois trop tard, comme un rappel administratif au milieu des costumes et des didascalies. Or, en 2026, l’essentiel des démarches s’est rationalisé : la déclaration SACD, la demande d’autorisation et la déclaration de représentations se gèrent en ligne, avec des délais qui ne pardonnent pas si la première approche. Le sujet n’a rien d’abstrait : un formulaire incomplet peut retarder un accord, une erreur sur le partage peut bloquer un reversement, et un oubli peut exposer l’organisateur à un litige évitable.

Le plus efficace consiste à traiter la SACD comme un partenaire de parcours, pas comme un guichet de dernière minute. Imaginons une compagnie amateur qui adapte un texte contemporain, ajoute des extraits musicaux et prévoit une mini-tournée. Sans méthode, les démarches s’empilent ; avec une logique claire (identifier l’œuvre, sécuriser l’autorisation, préparer la déclaration des séances), tout s’aligne. Les lignes qui suivent détaillent ce chemin pas à pas, avec des repères concrets, des exemples de terrain et les points d’attention qui font gagner du temps quand l’horloge tourne. Voir aussi : Comment faire une déclaration SACEM

Déclaration SACD d’une pièce de théâtre : comprendre ce qui est déclaré (et pourquoi cela change tout)

La déclaration SACD correspond à la « carte d’identité » d’une œuvre théâtrale. Elle permet d’enregistrer précisément qui a contribué à la création, sous quelle forme, avec quelles caractéristiques, afin de déclencher correctement la gestion et le versement des droits d’auteur. Concrètement, ce n’est pas un geste symbolique : c’est l’élément qui relie l’œuvre à ses auteurs, à ses éventuels adaptateurs, et à toutes ses exploitations (reprises, tournées, captations, etc.).

Un exemple classique aide à comprendre. Une troupe monte un texte original écrit par un auteur dramatique, puis un second auteur retravaille certains dialogues et une troisième personne propose une adaptation scénique (réécriture, ajout de scènes, coupe). Sans déclaration rigoureuse, le suivi devient flou : qui touche quoi, sur quelle base, et à partir de quel accord ? La déclaration formalise cette réalité et devient un point de référence en cas de contestation.

La déclaration comme pivot du partage des droits et de la protection des œuvres

Le point le plus sensible, et souvent le plus mal compris, reste le partage des droits. Dans la déclaration, il ne s’agit pas seulement d’écrire des noms : il faut indiquer la répartition convenue entre coauteurs. Cette répartition est un élément juridique, puisqu’elle matérialise l’accord de chacun sur la part qui lui revient lors de l’exploitation. Une troupe qui « règle ça à l’oral » se met en danger : au moment des représentations, une contestation peut apparaître, surtout si le spectacle commence à tourner.

La déclaration contribue aussi à la protection des œuvres au sens large : l’enregistrement dans des bases de données permet d’identifier plus facilement les exploitations, y compris au-delà des frontières. Cela n’empêche pas qu’un texte puisse être copié, mais cela facilite la traçabilité et l’attribution des droits quand l’œuvre circule.

Déclaration, autorisation, représentations : trois gestes différents, un même fil logique

Dans la pratique, beaucoup confondent trois démarches. La déclaration identifie l’œuvre et ses auteurs. La demande d’autorisation vise le droit de porter l’œuvre sur scène (jouer, adapter, représenter). La déclaration de représentations décrit ensuite les séances (dates, lieux, organisateur), base essentielle pour calculer et reverser les droits liés aux exploitations. Les trois s’emboîtent comme des pièces d’un mécanisme : sans identité, difficile de suivre ; sans autorisation, impossible de sécuriser ; sans déclaration de séances, pas de reversement correct.

Un détail souvent révélateur : une troupe peut avoir correctement déclaré l’œuvre, mais oublier l’autorisation, en se disant que « c’est juste une date ». Or une représentation, même unique, déclenche des obligations. À l’inverse, on peut demander une autorisation, mais négliger de déclarer une version adaptée, ce qui complique le suivi des auteurs originaux et des auteurs de l’œuvre dérivée.

Où cela se passe en 2026 : l’Espace personnel et la rubrique “Mes œuvres”

Les formalités SACD se déroulent principalement en ligne. Pour déclarer une œuvre, il faut se connecter à l’Espace personnel, puis accéder à la rubrique “Mes œuvres”. Cette zone sert aussi de répertoire : les œuvres déjà déclarées y apparaissent, ce qui évite les doublons et permet de vérifier ce qui a été enregistré. La logique est simple : centraliser, historiser, faciliter les mises à jour quand une œuvre est reprise ou adaptée.

Dans les faits, cette étape en ligne est souvent réalisée en soirée, après une répétition, quand la troupe se retrouve autour d’un ordinateur portable. Les erreurs arrivent à ce moment-là : fatigue, confusion sur les versions, approximations sur les coécritures. Une méthode minimale (réunir les infos, vérifier la version, valider le partage) évite 80 % des problèmes.

Insight final : une déclaration bien construite n’est pas un “papier de plus” ; c’est la base qui rend les droits d’auteur calculables, défendables et transmissibles dans le temps.

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Demander une autorisation SACD avant la première représentation : délais, cas particuliers, erreurs fréquentes

Monter une pièce de théâtre dont l’auteur est géré par la SACD suppose une autorisation préalable. Cette démarche n’est pas une formalité décorative : elle encadre le droit de représenter l’œuvre, et sécurise tout le monde, du metteur en scène au diffuseur. En 2026, la règle pratique la plus utile reste celle-ci : la demande d’autorisation doit être déposée au moins un mois avant la date de la première représentation. Ce délai permet le traitement du dossier et évite les échanges en urgence.

Un cas vécu revient souvent : une troupe amateur réserve une salle, annonce la date, puis découvre qu’il faut une autorisation. L’affiche est déjà sur les réseaux, la billetterie est ouverte, et le “un mois minimum” se transforme en stress. La conséquence la plus simple est un report ; la plus compliquée, un blocage de la représentation si l’autorisation n’est pas obtenue à temps. La méthode la plus sûre consiste à intégrer la demande d’autorisation dès que le choix du texte est arrêté, même si tout n’est pas encore finalisé sur la mise en scène.

Quand anticiper davantage : co-auteurs, adaptation, emprunts à des œuvres existantes

Certains projets exigent plus d’anticipation. En présence de co-auteurs, ou lorsqu’il y a emprunt à une œuvre préexistante (adaptation, collage de scènes, réécriture substantielle), l’usage recommandé est de s’y prendre beaucoup plus tôt, parfois jusqu’à 6 mois avant le début des représentations envisagées. Ce n’est pas une coquetterie administrative : il faut clarifier la chaîne des droits, vérifier le périmètre de l’adaptation, et obtenir des accords cohérents entre ayants droit.

Imaginons une adaptation d’un texte publié, enrichie de passages d’une correspondance d’auteur, et d’un prologue original. Le projet est artistiquement passionnant, mais juridiquement composite. La demande d’autorisation doit décrire l’intention et les transformations. Plus cette description est claire, plus le dossier avance vite. À l’inverse, un dossier vague (“adaptation libre”) déclenche des demandes de précisions, donc des délais.

Vérifier si la SACD a mandat : le réflexe catalogue et le bon interlocuteur

La SACD délivre l’autorisation lorsque l’œuvre est sous mandat. En pratique, le réflexe utile consiste à vérifier que le texte est bien géré via les outils en ligne (catalogue, informations de gestion), puis à suivre le circuit proposé. Lorsque la SACD dispose du mandat, une bonne partie du parcours est centralisée : demande, déclaration de représentation, paiement, le tout en ligne. Cela simplifie la vie des compagnies, à condition d’avoir les informations exactes (titre, auteurs, version).

Une confusion fréquente concerne les œuvres “proches” : même titre, adaptations multiples, traductions. Pour éviter une erreur de pièce (cela arrive plus souvent qu’on ne le croit), il est utile de comparer les identifiants d’œuvre et les auteurs associés dans le catalogue, et de conserver une trace de la version choisie pour la mise en scène.

Les erreurs qui coûtent cher : dates floues, organisateur mal identifié, version non conforme

Une autorisation s’appuie sur un cadre concret : qui joue, où, quand, dans quelles conditions. Si les dates sont incertaines ou si l’organisateur (association, salle, mairie, producteur) n’est pas clairement identifié, le dossier se fragilise. Autre piège : demander l’autorisation pour une version du texte, puis jouer une version différente (coupes massives, ajouts substantiels). La création théâtrale vit, certes, mais les modifications importantes doivent être assumées et décrites.

Une astuce de terrain : établir une fiche projet interne avant la demande (titre exact, auteurs, type de production, nombre de dates pressenties, lieux envisagés, nature de l’adaptation). Cela permet de remplir en ligne sans improviser, et d’éviter les “on verra plus tard” qui se transforment en allers-retours.

Insight final : une autorisation demandée tôt n’empêche pas la créativité ; elle évite simplement que la première représentation se joue avec une épée de Damoclès administrative.

Pour ancrer ces démarches dans une routine, le point suivant consiste à préparer le dossier de déclaration en ligne avec les bons documents, sans attendre que tout devienne urgent.

Déclarer l’œuvre en ligne dans l’Espace personnel : étapes, documents à joindre, méthode de remplissage

La déclaration d’une œuvre via l’Espace personnel se prépare comme un dossier de production : on rassemble les éléments, on vérifie les informations, puis on saisit. En 2026, cette démarche en ligne est devenue la norme, et le gain est réel quand tout est prêt. Le piège, en revanche, consiste à se connecter “pour voir” et à remplir au fil de l’eau. Résultat : incohérences, oublis de pièces jointes, partages mal saisis.

Checklist de préparation avant saisie (simple, mais efficace)

Avant d’ouvrir le formulaire, il est utile d’avoir une liste courte, presque scolaire, qui évite les retours en arrière. Concrètement, une compagnie peut afficher cette checklist dans un dossier partagé, au même titre que le plan de feu ou la feuille de régie.

  • Titre exact de l’œuvre théâtrale et éventuels sous-titres.
  • Identité des auteurs (nom, qualité : auteur dramatique, adaptateur, traducteur, etc.).
  • Partage des droits validé par tous, avec une répartition chiffrée cohérente.
  • Description claire : nature (originale, adaptation, traduction), durée approximative, format.
  • Contrat(s) de cession de droits ou documents équivalents à joindre si demandés selon le cas.
  • Éléments de preuve/traçabilité interne : version du texte datée, échanges de validation.

Cette liste évite notamment un grand classique : saisir un partage “à l’estime” en se disant qu’il sera modifié plus tard. Quand l’œuvre commence à être exploitée, modifier devient plus délicat et peut provoquer des tensions entre coauteurs.

Le rôle des bulletins types : un modèle pour éviter les oublis

La SACD met à disposition des modèles de bulletins (spectacle vivant, audiovisuel) consultables avant la déclaration. Même si la saisie est en ligne, ces modèles servent de guide : ils montrent quelles informations seront demandées et dans quel ordre. C’est particulièrement utile pour les projets hybrides : une pièce jouée sur scène puis captée pour une diffusion en ligne, ou un extrait publié sur une plateforme légale. La logique reste la même : l’œuvre doit être originale, correctement attribuée, et décrite avec précision.

Imaginons une compagnie qui publie un teaser scénarisé, avec une scène originale issue du spectacle. Le réflexe consiste à distinguer ce qui relève du spectacle vivant et ce qui relève d’une exploitation audiovisuelle, afin de ne pas mélanger les catégories. La clarté de la déclaration conditionne la capacité à suivre les exploitations, et donc la bonne gestion des droits d’auteur.

Pièces à joindre et cas sensibles : contrats, adaptations, coécritures

Selon l’œuvre déclarée, il peut être demandé de joindre le ou les contrats de cession de droits, ou tout document utile. C’est ici que la méthode fait gagner du temps : scanner proprement, nommer les fichiers clairement, et conserver une version “prête à envoyer”. Pour une adaptation, il est conseillé d’avoir un document qui explicite le périmètre : ce qui est repris, ce qui est transformé, ce qui est ajouté. Cela évite les incompréhensions et accélère le traitement.

Dans les coécritures, une bonne pratique consiste à faire valider par écrit le partage des droits avant la saisie en ligne. Cela peut être un échange de mails clair, ou un document signé. Ce n’est pas du formalisme excessif : quand une pièce commence à rencontrer un public, les questions d’argent et de reconnaissance arrivent plus vite que prévu.

Tableau de pilotage : qui fait quoi et à quel moment

Pour une troupe, le sujet n’est pas seulement “quoi remplir”, mais “qui s’en charge”. Un tableau simple évite la dispersion, surtout quand l’organisateur, le metteur en scène et les auteurs ne sont pas les mêmes personnes.

Étape

Responsable recommandé

Moment idéal

Point de vigilance

Validation du titre et de la version jouée

Metteur en scène + auteur(s)

Avant la mise en répétition

Éviter les versions divergentes entre plateau et dossier

Partage des droits

Auteur(s) + production

Très en amont

Accord explicite de tous les coauteurs

Déclaration en ligne “Mes œuvres”

Référent administratif

Dès que les infos sont stabilisées

Pièces jointes lisibles et correctement nommées

Demande d’autorisation

Production / organisateur

1 mois minimum avant la première

Décrire fidèlement l’adaptation si elle existe

Déclaration des représentations

Production / diffusion

Dans les 15 jours avant les séances

Dates/lieux exacts, organisateur correctement identifié

Insight final : la déclaration en ligne fonctionne parfaitement quand elle est traitée comme une tâche de production à part entière, avec une check-list et un responsable désigné.

Une fois l’œuvre déclarée et l’autorisation cadrée, le nerf de la guerre devient la déclaration des séances et la circulation des droits entre organisateurs, diffuseurs et auteurs.

Déclarer les représentations et sécuriser le paiement des droits d’auteur : calendrier, organisateurs, tournées

Après l’identification de l’œuvre théâtrale et l’obtention de l’autorisation, une autre étape conditionne la sérénité du spectacle : déclarer les représentations. C’est souvent là que la mécanique se grippe, car la production est prise dans le réel (transport, montage, communication) et relègue l’administratif au second plan. Or la déclaration des séances est le chaînon qui permet à la SACD de contacter les organisateurs et d’organiser le règlement des droits d’auteur.

Un repère de calendrier mérite d’être retenu : il est généralement conseillé de déclarer les représentations dans les 15 jours précédant les séances. Cela ne signifie pas qu’il faut attendre le dernier moment ; cela signifie qu’on se place dans une fenêtre où les dates sont stabilisées et où les informations de billetterie et d’organisateur sont fiables. Pour une tournée, cette logique se répète date par date, avec un suivi rigoureux.

Organisateur, producteur, diffuseur : clarifier les rôles pour éviter les impayés

Dans le spectacle vivant, les mots se ressemblent mais les responsabilités diffèrent. L’organisateur est souvent la structure qui accueille (une salle, une mairie, une association), le producteur porte le projet, le diffuseur négocie la circulation. Si le dossier désigne le mauvais interlocuteur, la SACD peut contacter une structure qui ne gère pas le paiement ou la billetterie. Résultat : des délais, des incompréhensions, parfois des tensions inutiles.

Imaginons une date dans une médiathèque, programmée dans le cadre d’un festival municipal. La compagnie pense que la médiathèque est l’organisateur ; en réalité, c’est la direction culturelle de la ville qui contractualise et règle. Ce type de détail paraît mineur, mais il impacte directement la fluidité du règlement des droits.

Cas pratique narratif : une mini-tournée qui se complique, puis se remet d’aplomb

Une compagnie fictive, “Les Éclats du Plateau”, prévoit quatre dates : deux en salle, une dans une MJC, une dans un lycée. Au départ, tout est annoncé comme une tournée. Puis la date du lycée change, la MJC modifie l’horaire, et la première salle ajoute une séance supplémentaire. Sans outil, la compagnie perd le fil. Avec un tableau simple (dates, lieu, contact organisateur, capacité, billetterie), la déclaration se fait proprement, dans la bonne fenêtre, et les organisateurs sont correctement identifiés.

Ce cas illustre un principe : la SACD n’a pas vocation à deviner le montage de production. Plus les informations sont exactes, plus le traitement est fluide, et plus les auteurs sont payés dans des conditions normales. La meilleure protection, ici, n’est pas une formule magique : c’est la précision.

Tarification, billetterie et transparence : ce que les équipes oublient souvent

Les droits sont liés à l’exploitation : nombre de séances, recettes, conditions de représentation. Sans entrer dans des détails variables selon les cas, un point ressort : une billetterie mal documentée ou une recette déclarée approximativement crée des frictions. Même pour une entrée à prix libre, il existe une réalité économique à documenter (recettes, jauge, gratuités). La transparence protège tout le monde, y compris l’organisateur, qui peut justifier ses chiffres.

Une question rhétorique revient souvent en production : “Faut-il déclarer si c’est gratuit ?” Oui, parce que la représentation existe, et que les droits ne se résument pas à un ticket vendu. Les conditions exactes doivent être décrites, et c’est cette description qui permet un traitement cohérent.

Dépôt légal et SACD : deux logiques complémentaires, sans confusion

Le dépôt légal concerne la conservation et l’archivage de certaines œuvres par les institutions habilitées. Il ne remplace pas la déclaration d’une œuvre auprès de la SACD, ni la demande d’autorisation de représentation. En pratique, le dépôt légal peut compléter une stratégie de traçabilité (notamment si le texte est édité, diffusé ou publié), tandis que la déclaration SACD organise la gestion des droits et le suivi des exploitations.

Pour une compagnie, l’important est de ne pas confondre : déposer un texte ne donne pas le droit de jouer une œuvre gérée par autrui. À l’inverse, déclarer une œuvre à la SACD n’équivaut pas à un dépôt légal. Chaque outil sert un objectif différent.

Insight final : une tournée se sécurise moins par des “rappels” que par un calendrier de déclarations, où chaque date est traitée comme un contrat vivant.

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Inscription SACD, contacts utiles et bonnes pratiques : éviter les blocages, gérer les adaptations et demander de l’aide

La question de l’inscription SACD apparaît souvent au moment où un spectacle prend de l’ampleur. Une troupe peut débuter avec un projet unique, puis enchaîner les dates, publier une captation, ou coécrire un second texte. À ce stade, il devient stratégique de structurer la relation avec la SACD : qui a accès à l’Espace personnel, qui déclare, qui valide, et comment on documente les décisions artistiques qui ont une portée juridique.

Construire un réflexe d’archivage : la petite discipline qui change tout

Une bonne pratique consiste à créer un dossier unique par spectacle, avec une arborescence claire : version du texte jouée, contrats, échanges de validation, preuves de cession, fiche technique, calendrier des représentations. Ce n’est pas du bureaucratique pour le plaisir. C’est ce qui permet, six mois plus tard, de répondre en deux minutes à une question simple : “Quelle version a été autorisée, et à quel partage des droits correspond-elle ?”

Dans le spectacle vivant, la mémoire orale est fragile. Un metteur en scène change, un administrateur bénévole quitte l’association, un auteur retravaille son texte. Sans archives, la troupe se retrouve à réinventer le dossier, et les formalités SACD deviennent pénibles. Avec archives, elles deviennent routinières.

Adapter une œuvre : distinguer hommage, inspiration, et œuvre dérivée

L’adaptation est un terrain fertile… et piégeux. Entre une mise en scène créative (qui ne change pas le texte) et une réécriture substantielle (qui transforme l’œuvre), la frontière a des conséquences. Une adaptation peut créer une œuvre dérivée, avec identification des auteurs originaux et des auteurs de l’œuvre adaptée. La déclaration sert justement à suivre ces transformations dans le temps, en rattachant les versions et en évitant que l’historique se perde.

Imaginons une compagnie qui “actualise” une pièce en changeant le contexte et en réécrivant la fin. Artistiquement, c’est cohérent. Administrativement, il faut l’assumer : décrire l’adaptation, demander l’autorisation adéquate, et clarifier les rôles. En cas de reprise ultérieure, cette traçabilité évite un conflit, et permet de rémunérer les contributions de façon compréhensible.

Quand demander de l’aide : gagner du temps plutôt que s’entêter

Certains dossiers se débloquent en un échange. Une coécriture avec des pourcentages discutés, une captation mise en ligne, un spectacle mêlant texte et éléments empruntés : ce sont des situations où l’on gagne à poser une question avant d’envoyer un dossier incomplet. La SACD met à disposition un contact par e-mail et un numéro de téléphone dédiés aux questions sur la déclaration, ce qui évite de rester seul face à un doute.

En pratique, la demande d’aide la plus utile est celle qui arrive avec des éléments clairs : titre de l’œuvre, nature du projet, liste des auteurs, description de l’adaptation, dates envisagées. Une question bien posée reçoit une réponse plus exploitable. C’est une règle simple, mais elle fait gagner des jours.

Pour toute question liée à la déclaration : poleauteurs@sacd.fr et 01 40 23 44 55 constituent des points d’entrée utiles, surtout quand une première représentation approche et qu’il faut sécuriser une décision.

Dernière mise au point : la SACD ne remplace pas la production, elle l’encadre

Une erreur de perspective consiste à attendre de la SACD qu’elle “organise” le spectacle. Son rôle est de gérer les droits et les autorisations quand elle en a mandat. La responsabilité de production reste du côté de la compagnie et des organisateurs : contrats de cession, identification des interlocuteurs, calendrier des déclarations, cohérence des versions. Quand chacun reste dans son rôle, tout s’allège.

Et la suite logique, une fois ce cadre maîtrisé, consiste à transformer ces démarches en routine de production, au même titre que la communication ou la régie, afin que chaque nouvelle création démarre sur des bases propres.

Insight final : une organisation administrative minimale, tenue dans la durée, devient la meilleure alliée de la liberté artistique.

Quelle est la différence entre déclaration SACD et dépôt légal ?

La déclaration SACD identifie l’œuvre (auteurs, caractéristiques, partage des droits) et permet la gestion et le reversement des droits d’auteur lors des exploitations. Le dépôt légal relève d’une logique d’archivage/conservation par des institutions compétentes. Les deux démarches peuvent coexister, mais l’une ne remplace pas l’autre, et le dépôt légal ne donne pas une autorisation de représentation.

À quel moment faut-il demander une autorisation pour jouer une pièce gérée par la SACD ?

Il est recommandé de déposer la demande d’autorisation au moins un mois avant la première représentation. Si le projet implique une adaptation, des co-auteurs ou des emprunts à des œuvres préexistantes, une anticipation plus large (jusqu’à plusieurs mois) permet d’éviter les blocages liés à la chaîne des droits.

Peut-on faire les formalités SACD entièrement en ligne ?

Oui. La déclaration de l’œuvre se fait via l’Espace personnel, rubrique “Mes œuvres”, et les démarches liées au spectacle vivant (demande d’autorisation, déclaration des représentations) se réalisent également en ligne lorsque la SACD dispose du mandat des auteurs.

Que se passe-t-il si le partage des droits est mal renseigné ?

Un partage des droits incohérent ou non validé peut retarder l’enregistrement, compliquer le versement des droits d’auteur et créer des tensions entre coauteurs. Comme la déclaration a une portée juridique, il est préférable de valider la répartition en amont, avec un accord clair de tous les contributeurs.

À qui s’adresser en cas de doute sur une déclaration ou une adaptation ?

En cas de question sur la déclaration ou sur les documents à joindre, il est pertinent de contacter le service dédié : poleauteurs@sacd.fr ou le 01 40 23 44 55. Préparer un résumé clair du projet (titre, auteurs, nature de l’adaptation, dates envisagées) aide à obtenir une réponse rapide et exploitable.

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